Arno Bertina
Des châteaux qui brûlent

Paru chez Verticales

bertina

 

Présentation de l’éditeur :
"De la masse qu'on formait autour de lui, "avec lui" pour ainsi dire, une main aurait pu s'extraire sans que personne, ensuite, ne soit en mesure de dire qui était au bout, quel bras et quel visage, et elle l'aurait frappé, lui, et ç'aurait été le déclencheur d'autres coups de poing, la curée, le truc pour se vider sur une victime, le bouc émissaire - que nos blessures et nos misères elles changent de camp".

« Des châteaux qui brûlent » raconte la séquestration d'un secrétaire d'État par les salariés d'un abattoir placé en liquidation judiciaire. Arno Bertina y fait résonner la parole singulière de toutes les forces en présence - comment elles s'affrontent et libèrent des puissances insoupçonnées. Dans le huis clos de l'usine occupée, chacun se découvre du souffle. Ce roman dit les heurts et bonheurs d'une insurrection aujourd'hui.

Revue de presse : 
Filiale d’un géant de l’agroalimentaire, un abattoir de volailles breton, au bord du dépôt de bilan, tente de résister. Quatre-vingts salariés occupent l’usine et séquestrent un ministre venu de sa propre initiative leur proposer une reconversion. De gauche, il rêve de décroissance et de développement durable. Eux sont fixés sur un objectif : sauver les emplois. Et qu’importent les aberrations de l’économie mondialisée, l’épuisement de la planète, le pillage du Sud par le Nord, la malbouffe et les interrogations sur la maltraitance animale… Qu’importe, vraiment ? Arno Bertina met en scène, avec une belle subtilité, l’insurrection d’une poignée de salariés en panique sous le regard hostile des médias, dans le viseur des CRS et sous l’œil en embuscade du préfet et du gouvernement. Il fait entendre les voix des uns et des autres, les isole et les croise, les incarne. Il s’enferme avec eux dans l’usine occupée, colle au plus près des discussions, des engueulades, des interrogations intimes, des contradictions, des peurs et des courages, des hontes et des fiertés, des postures et des mises à nu. C’est passionnant, vibrant, puissant. Le texte se déploie dans de multiples dimensions sans jamais perdre son souffle. Tout au long de ses 400 pages, il donne à voir l’intelligence collective, l’évolution des points de vue, la force nouvelle qui s’empare de chacun. »

A l’heure où le gouvernement s’apprête à liquider massivement les droits des salariés, l’auteur pointe la violence d’un monde où 85 % des bénéfices des entreprises sont désormais reversés aux actionnaires, contre 40 % en 1980. Empruntant le titre de son roman à Neil Young (Don’t let it bring you down/It’s only castles burning), Arno Bertina réussit un roman singulièrement contemporain, plein d’étincelles et d’énergie, une sorte de brèche dans la perpétuation résignée d’un système qui ne cesse de dévorer les plus faibles : « Une insurrection c’est une réaction de survie, une métamorphose de la mort en forme de vie.
Michel Abescat-Télérama-1er sept. 2017

L’aspect choral de votre récit traduit avec force le désir d’embrasser la totalité d’une situation sociale conflictuelle…
ARNO BERTINA : Cela m’obsède. Dans les livres précédents, je cherchais déjà une dimension polyphonique dans un seul personnage. En fait, j’étais en quête du peuple dans une seule personne. Je faisais en sorte que sa voix en donne à entendre d’autres qui murmurent. Cette fois, à l’inverse, je suis parti du chœur. La difficulté majeure a consisté à éviter la caricature. Ne pas forcer le trait. Si tous parlent différemment en disant la même chose, ça ne va pas. Il faut multiplier les voix et aussi les intelligences. La même situation doit renvoyer à des mondes différents.
Extrait d’un entretien avec Muriel Steinmetz-L’Humanité- 24 août 2017

Informations pratiques : 
Les livres sont disponibles à la librairie "LE PAIN DE 4 LIVRES" à YERRES - A la maison de la presse à BRUNOY, sur place, au Café-restaurant Le Portalis 21bis rue Dupont-Chaumont à Brunoy lors de la précédente soirée et le jour même. Rendez-vous au Café-restaurant "LE PORTALIS" - 21 bis, rue Dupont-Chaumont BRUNOY à 18h30. La soirée débute par un débat entre l'auteur(e) et les lecteurs, suivi de la dédicace et du verre de l'amitié, puis d'un dîner convivial en compagnie de l'auteur. 

Tarifs : Débat, dédicace et verre de l'amitié : gratuit pour les adhérents - 2€ pour les non adhérents - Débat, dédicace, verre de l'amitié et dîner : 13,50€ pour les adhérents - 14,50€ pour les non adhérents - Pour le dîner inscription impérative avant le 18 juin 2018 à : lemenhirbrunoy@yahoo.fr