Didier Desbrugères
Limon

Editions Gaïa

 limon

Présentation de l’éditeur : Des médailles militaires oubliées au fond d'un tiroir, ou des douilles d'obus ouvragées sur le manteau d'une cheminée, des boîtes à chaussures emplies de lettres et de visages de jeunes soldats sur lesquels on ne sait plus mettre un nom. Voilà l'écho, souvent, de la Grande Guerre. Limon, ce sont des nouvelles qui viennent porter notre regard sur le conflit de 1914-1918 sous un éclairage diffracté, comme à travers un verre brisé, pour rendre hommage à ces hommes et ces femmes précipités dans un conflit qui n'était pas le leur. Loin des faits d'armes et des actions héroïques, se pencher sur le quotidien, sur le front et à l'arrière, et sentir les cicatrices toujours vives, plus profondes que les sillons qui tentent depuis de les recouvrir.

Biographie : Didier Desbrugères est né en 1960 et vit en Bretagne. Il s'est longtemps consacré tour à tour à la peinture, la sculpture et l'écriture, avant que cette dernière ne s'impose. Son premier roman, Le délégué, est remarqué par la critique et reçoit le prix du premier roman de Draveil (2010). La biographie (2013), son second roman, fait l'objet d'une traduction en roumain. Limon est son premier recueil de nouvelles.

 Revue de presse : Sang et poussière, boue et cadavres. La guerre de 14-18 et ses hommes morts au champ d'honneur sont dans ces nouvelles qui dessinent le contour de visages au regard perdu, à l'esprit égaré. Dans ce livre, cinq nouvelles, cinq histoires singulières, cinq façons de nous faire entrer dans la Grande Guerre. L'auteur met l'accent sur les changements qui interviennent chez les différents personnages au fil des mois et des souffrances, sur ces hommes qui deviennent des automates. Il évoque avec réalisme la vie sur le front et à l'arrière, la montée de la haine, là où on ne l'attend pas, c'est-à-dire au sein de compatriotes. A la faveur de terribles scènes, ce sont les souffrances physiques et mentales des poilus, le quotidien d'artisans, de villageois, d'agriculteurs... perdus dans une guerre qui les happe et les engloutit que narre avec une grande précision l'auteur.
"Au milieu de cette atroce proximité, les hommes rentrent en eux-mêmes et vont puiser réconfort et courage auprès des leurs, se remémorent un temps où ils étaient des êtres humains, et non ces forçats survivant dans la crasse et la hantise de la mort."
Pascale Pineau-Le courrier de l’Ouest-13 avril 2014

On avait découvert le style impeccable de l'étonnant Didier Desbrugères avec son premier roman Le délégué et ont l'avait retrouvé son univers torturé mais tout en retenue avec La biographie. Sa troisième publication chez Gaïa n'est pas un roman mais un recueil de cinq nouvelles pour évoquer la Grande Guerre, les morts pour la France et les anges noirs qui battent la campagne pour apporter la nouvelle fatidique qu'un fils, un frère, ne reviendra pas. Dans Limon il raconte le désarroi d'hommes mobilisés pour défendre une terre qu'ils cultivaient, et qui peu à peu les embourbe et les engloutit. Il raconte avec réalisme la vie sur le front et à l'arrière. Il raconte aussi les séquelles laissées par le conflit et les profondes cicatrices toujours vives.
Ouest France-31 mars 2014

“Le matériel humain s'use à une vitesse effrayante.” L'état-major envisage la Grande Guerre de haut, sans considération pour les personnes. Didier Desbrugères fait le contraire en cinq nouvelles où des êtres singuliers se battent autant contre les circonstances que contre l'ennemi désigné.
Le soir

Entre la terre fertile et la boue, le limon est une manne contenant sa propre déchéance. Témoignage et hommage, Limon est aussi à lire comme on regarde un tableau. Il y a le bleu Picasso, et désormais le sombre-lumineux Desbrugères.
Claire Castillon-Le Vif l’Express-Belgique

Informations pratiques : Les livres sont disponibles à la librairie "LE PAIN DE 4 LIVRES" à YERRES - A la maison de la presse à BRUNOY - A la librairie "Plume & Gribouille" Centre commercial Talma à BRUNOY, sur place lors de la précédente soirée et le jour même. Rendez-vous au Café-restaurant "LE PORTALIS" - 21 bis, rue Dupont-Chaumont BRUNOY à 18h30. La soirée débute par un débat entre l'auteur(e) et les lecteurs, suivie de la dédicace et du verre de l'amitié, puis d'un dîner convivial en compagnie de l'auteur.

Tarifs : Débat, dédicace et verre de l'amitié : gratuit pour les adhérents - 2€ pour les non adhérents - Débat, dédicace, verre de l'amitié et dîner : 13€ pour les adhérents - 14€ pour les non adhérents Pour le dîner inscription impérative avant le 8 septembre 2014 à : lemenhirbrunoy@yahoo.fr