L'INTENSITE DE L'EPHEMERE de SALAH HABIB

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L'intensité de l'éphémère, c'est l'histoire d'un gamin, assez doué et assoiffé de savoir, issu d'un milieu social tout juste moyen. Il essaie, tant bien que mal, de s'émanciper dans une Algérie fraîchement indépendante, par les études. Loin des siens. Au pensionnat Arthur-Rimbaud, il se lie d'amitié avec Kader, un « gosse de riche » qui avait des parents extraordinaires (…) et une jolie sœur, dont Youg tombera amoureux (…). Sa sensibilité à fleur de peau et sa vision puérile de la vie vont le modeler de l'intérieur, de façon « presque » irréversible.
Devenu adulte, les études de philosophie qu'il fera, plus tard, n'ont fait que le renforcer dans ses théories intuitives et ses conceptions implicites des gens et des choses. Conceptions et vision du monde plutôt pessimistes. à la béatitude des « imbéciles heureux », il préfère, et cultive la douce mélancolie et le spleen de ses poètes préférés, Baudelaire et surtout Rimbaud.
À Paris, où il était venu en vacances chez un cousin, il vivra, quelque temps, une idylle avec Marie-Louise qu'il avait rencontrée accidentellement dans le train de Narbonne-Sète. Partagé entre le « désir du rester » et la « nostalgie du partir », entre poursuivre ses études de philosophie et les interrompre, il ne sait que faire. Quoi qu'il en soit, il fallait prendre une décision. Mais les décisions que l'on prend sont-elles toujours celles que nous souhaitons ?